Présentation des 6 candidats et des 7 projets 2009
Les 6 candidats étaient :
- Ahmed Hammouda – Doctorant à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles de Roubaix (l’ENSAIT) / Ingénieur Textile promotion 2008, option « Textiles Techniques et Matériaux Avancés » – Nationalité Tunisienne
- Daniel Henry – Designer textile à Tournai en Belgique / Diplômé de l’ENSAV de Bruxelles - Nationalité Belge
- Aurélie Cayla – Doctorante en science des matériaux à l’université USTL de Lille I et à GEMTEX (Laboratoire de GEnie et Matériaux TEXtiles à Roubaix) - Nationalité Française
- Marie Podpovitny – Interne en chirurgie dentaire, Chercheur au laboratoire de Physique et Mécanique textile à l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieur Sud Alsace de Mulhouse - Nationalité Française
- Christelle Reti – Doctorante en Chimie à l’école doctorale sciences de la matière du rayonnement et de l’environnement à l’université de Lille I - Nationalité Française
- Clémence Vagneur – étudiante en 2de année à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles de Roubaix (l’ENSAIT) - Nationalité Française
Les 7 projets présentés au comité des experts le 23 septembre à Paris répondaient tous aux critères de sélection du règlement du concours 2009.
> Ahmed Hammouda présentait un projet de création d’une pièce composite à renfort textile et en 3D permettant de transformer des textiles à base de fibres naturelles. Pour cela, il propose de surpasser la technique des « pré imprégnés de résine », en favorisant de nouvelles techniques de moulage.
> Daniel Henry présentait deux projets :
- la création d’un textile de protection solaire à partir de la fibre de verre (à l’aide d’une nouvelle colle transparente, d’un séchage et d’un grattage spécialement créés pour ce produit).
- la création d’un nouveau « process industriel » permettant de « revisiter » les Crevés (petites ouvertures faites dans l’étoffe par lesquels on laisse voir les doublures), à l’aide d’une technique industrielle « détournée ».
> Aurélie Cayla a créé un textile intelligent permettant une mesure continue des contraintes mécaniques appliquées à une structure textile. Cette nouvelle fibre permet ainsi de détecter des températures spécifiques (seuil de douleur, point de fusion…) et de détecter des produits chimiques dans l’atmosphère grâce à un filage de multi-filaments chargés en Nanotubes de Carbone. Au final, ce nouveau « textile intelligent » pourra être intégré dans les équipements de protections individuelles, notamment des sapeurs pompiers. Ces « capteurs textiles » pourront être utilisés dans de nombreux autres secteurs économiques, allant du médical à la protection, en passant par le bâtiment.
> Marie Podpovitny a créé un prototype de vêtement de travail pour chirurgien dentiste capable de protéger des aérosols septiques et d’assurer un confort maximal. Ce nouveau vêtement est conçu à partir d’une matière textile et d’un procédé chimique innovant.
> Christelle Reti présentait un projet d’ignifugation des textiles non tissés. Il s’agit d’un procédé innovant consistant à thermocoller sur le textile un film à base d’un thermoplastique « biosourcé » possédant des performances « retard au feu » très satisfaisantes. Elle a ainsi développé de nouvelles formulations à base d’additifs issus de la transformation des ressources agricoles, pouvant être utilisés comme liant sur des supports non-tissés. Cette nouvelle fibre textile baptisé « AgroBioTex » (Agroressources Biopolymère Textile) possède des propriétés multifonctionnelles (« retard au feu », propriétés anti-bactériennes ou dans le domaine de l’isolation thermique…)
> Clémence Vagneur proposait avec un groupe d’étudiants de l’ENSAIT un projet de développement d’un capteur textile intégral dans une coque de bateau permettant de détecter les déformations et les avaries. Ce textile permet également de prévenir ou de localiser un endommagement éventuel. Ce capteur pourrait par la suite s’adapter à d’autres secteurs, comme l’automobile, le bâtiment ou l’aéronautique.
Au regard des 7 projets présentés, le comité des experts a retenu à la majorité absolue le projet d’Aurélie Cayla pour l’obtention du premier prix de 10 000 € et le projet de Christelle Reti pour l’obtention du second prix de 8 000 €.
> Le projet d’Aurélie Cayla a été jugé comme étant le plus abouti et sans aucune contestation, comme étant le textile de demain le plus innovant. Son utilisation dans de nombreux secteurs économiques, allant du médical à la protection, en passant par le bâtiment, promet à ce nouveau « Textile intelligent » un avenir assuré et une production industrielle quasi immédiate.
> Le projet de Christelle Reti a aussi été jugé très innovant. Il tient surtout compte des enjeux économiques de notre siècle et nos préoccupations environnementales.
